Aujourd'hui j'aimerais vous conter la frayeur de Monsieur Pablo...
Chat bien portant, enjoué et sage comme peu le sont à son jeune âge, je l'ai vu venir vers moi, l'autre nuit, celle de mardi à mercredi (un hibou ne dort pas vraiment, la nuit...), se traînant comme un chat d'âge très mûr.
A mes bisous, il geignait... ses yeux commençaient à se voiler... il s'est senti partir... il est venu vers moi, demander du secours.
Ni une ni deux, téléphone au vétérinaire de garde et zou... d'un coup d'ailes j'ai emmené Monsieur Chat en urgence... avant 5 heures du matin.
Diagnostique : cristaux dans la vessie, occasionnés (les analyses sang et urine l'ont confirmé) par la consommation de croquettes.
Conséquence : impossibilité de vider la vessie.
Risque : la mort.
Action : hospitalisation.
J'avais opté pour une nourriture exclusivement sèche, avec toujours une grande quantité d'eau, suivant en cela de nombreuses recommandations vues, lues et entendues, émanant de spécialistes. Je lui achetais principalement des croquettes de marque, en magasin spécialisé, bien qu'il ait eu droit aussi à celles que l'on trouve traditionnellement dans nos supermarchés.
Grave erreur ! Ne faites surtout pas ça ! - Mon chat a failli y passer, à un an et demi !
Je ne regrette pas le coût, (en urgence de nuit c'est le double) ni les déplacements que j'ai faits pour aller le voir sur son lieu de soins pendant trois jours.
A chaque fois, ça a été un intense moment de bonheur pour lui comme pour moi...
En ce vendredi 17 octobre, il est revenu en forme, mais, évidemment pas totalement rétabli ; il y a encore de la convalescence et surtout, un changement radical d'alimentation.
Maintenant, ce sera définitivement, et sur prescription médicale, nourriture humide et temporairement, le choix se limite à une sorte, que l'on ne trouve pas en grande surface.
Comme, malgré tout, il subsiste un tout petit risque de rechute, je dois le veiller comme un tout jeune enfant (biberons en moins...)
;-)
Détail... il a une collerette qu'il doit garder une semaine encore... ça le gêne, mais il semble comprendre que c'est nécessaire, puisqu'il ne cherche pas à s'en débarrasser... plus que ça.
Comme il n'a le droit de l'enlever qu'exclusivement pour manger, j'assiste, jusqu'à nouvel avis, à chacun de ses repas, pour lui remettre la collerette immédiatement après manger. (quand je disais "sans les biberons"... c'est presque pareil, en fait...)
Pablo est là, couché près de moi... même la tête coincée dans un entonnoir transparent, il a l'air si serein !
C'est un chat calme, qui s'est laissé laver et bichonner en ronronnant, ce matin, paraît-il... pourtant, ce soir, parmi une dizaine de chiens et chats, c'est le seul dont on a entendu la voix... très fâché, mon Monsieur Chat ! Au point qu'il a fait peur à sa soignante.
Ma vue, mon odeur et ma voix ont immédiatement calmé le fauve et il n'a autorisé que moi à lui ôter les derniers scotchs qui avaient maintenus sa perfusion.
Nous étions très soudés lui et moi... nous avions une totale confiance l'un en l'autre ; il a franchi le dernier pas en me confiant concrètement sa vie.
C'est un honneur.
Je tiens à remercier la vétérinaire et toute l'équipe soignante du cabinet Riantbosson à Meyrin, qui ont œuvré pour mettre mon petit compagnon hors de danger, sans oublier de m'expliquer tous les processus, les causes et les effets. (merci aussi au hasard qui m'a fait "débarquer" chez "mon" vétérinaire attitré, même si Pablo n'avait jamais vu de vétérinaire, ses prédécesseurs allaient là...)
